Ensilage : ce qu’il faut savoir pour réussir !

L’ensilage est un mode de conservation des fourrages par fermentation anaérobie, c’est-à-dire, en l’absence d’oxygène. Pour l’obtenir, il faut hacher un fourrage, comme le maïs, le méteil, ou la fétuque. Ensuite, il faut le garder en silo. Le fourrage, soigneusement tassé et bâché, va alors développer des fermentations grâce aux bactéries lactiques que contient la plante. Ce procédé permet de constituer des stocks plus riches en protéines digestibles dans l’intestin. Ce qui assure la sécurité alimentaire des bétails.

Les différents types de silo

En matière d’ensilage, plusieurs types de silos sont utilisables. Sachez que le type de stockage est un des éléments gages du succès de votre ensilage.

– Le silo taupinière permet d’entasser l’ensilage sur une surface plane, idéalement bétonnée. C’est une solution gratuite, mais qui peut aussi engendrer une perte inévitable, notamment les bords du tas.

– Le silo couloir consiste à entasser le fourrage entre deux murs de béton. Dans ce type de stockage, le couloir va réduire les pertes par rapport à la taupinière. Mais pour cela, il est nécessaire d’investir davantage dans la construction du silo.

– Le silo vertical est un type de stockage couramment dévolu au grain. Il peut alors être utilisé pour l’ensilage de maïs. C’est un procédé très coûteux, mais il a l’avantage de ne générer aucune perte. Puis, il est très peu encombrant et n’occupe que très peu de place.

Les techniques de réalisation de l’ensilage

Pour réussir un ensilage, il faut tenir compte de trois grands éléments.À savoir, le stade de récolte, la qualité du hachage et la qualité du silo.

Le stade de récolte

C’est une étape importante qui conditionne le taux de matière sèche du fourrage. En principe, il est indispensable d’assurer un taux de matière moyen. Trop sec, il sera difficile à tasser et à conserver. Trop humide, il peut produire un fourrage encombrant qui risque de couler le silo.

Ainsi, pour un ensilage de foin efficace, il est idéal de viser un taux de matière sèche d’environ 25%. Mais pour l’obtenir, il est souvent nécessaire d’effectuer un préfanage. Sinon, utiliser une conditionneuse pourrait aussi faciliter l’opération.

Pour le maïs, le bon taux de matière est de 32 à 35%. Il est généralement atteint lorsque le grain abouti au stade pâteux-vitreux. Si vous souhaitez raisonner rentablement la date de récolte, l’assistance d’une équipe professionnelle, comme Trioplast, peut être utile. Puis, de nombreux organismes para-agricoles proposent aujourd’hui des analyses instantanées sur des échantillons de fourrages. Ce qui vous permet de déterminer au mieux le stade de récolte.

La qualité du hachage

Pour réussir la conservation et la consommation du fourrage, la qualité du hachage est essentielle. Dans l’idéal, il faut éviter de hacher le fourrage trop gros ou trop fin. Trop gros, il sera difficile à tasser, et trop fin, il peut être acidogène et compliquer la rumination. Pour le maïs, il est judicieux de viser des fragments de 15 à 30 mm. En même temps, le grain doit être bien éclaté.

Enfin, pour le stockage, vous pouvez utiliser l’un des silos susmentionnés selon les besoins. Notez tout de même que le type de stockage à utiliser peut dépendre du fourrage. Ainsi, vous pouvez consulter l’avis d’un spécialiste de Trioplast pour éviter de vous induire en erreur. Cela va davantage contribuer à la réussite de l’ensilage.