Quelles études pour devenir kiné?

Depuis 2017, pour devenir kinésithérapeute, il n’y a plus de concours d’entrée à passer. Le concours d’entrée ayant été supprimé, et donc également la prépa privée assez coûteuse qui permettait de le réussir, la première année de formation est accessible à tous puisqu’il n’y a que les frais universitaires à payer. Après une première année dans une fac de santé, les étudiants devront poursuivre dans une voie spécifique pour obtenir un bac+5. Une fois devenus kiné, ils devront suivre une formation continue tout au long de leur carrière.

Une première année à la fac

Le nouveau bachelier qui souhaite devenir kiné doit s’inscrire dans l’une de ces trois facultés : PACES (Première année commune aux études de santé), qui débouche aussi sur les études de médecine ; STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives), qui met l’accent sur la pratique du sport et sur l’éducation physique ; STS (Sciences technologies santé), plus axé sur la biochimie. Au terme de cette première année, les étudiants sont sélectionnés selon leurs résultats et leur dossier, afin d’intégrer un IFMK (Institut de formation en masso-kinésithérapie). Un quota est fixé chaque année par le gouvernement ; tout le monde ne peut donc pas y entrer. Mais la première année de fac a l’avantage d’avoir ouvert aux candidats malheureux d’autres débouchés vers d’autres études (médecine, dentiste, infirmier, professeur d’EPS…) et d’autres formations.

Cinq années d’études après le bac

La première année d’IFMK permet aux étudiants de se remettre à niveau. Ayant suivi trois formations préalables différentes avant d’entrer à l’IFMK, ils n’ont pas tous les mêmes qualités. Ainsi, ceux qui sortent de PACES ont des habitudes de travail, une rigueur et une autonomie que l’on ne retrouve pas forcément chez les autres. En revanche, ceux qui ont étudié en STAPS connaissent l’importance des gestes et des mouvements du corps.
Le coût des études est assez élevé : à peu près 3500 euros par an, quand la région prend bien en charge la formation, ce qui n’est pas le cas dans toutes les régions, où les frais peuvent s’élever à 10.000 euros.

La formation tout au long de la vie professionnelle

Une fois le diplôme obtenu, il faut continuer de se former tout au long de sa carrière. Tout professionnel de santé doit se soumettre chaque année à un programme DPC (Développement professionnel continu) afin de se mettre à jour du point de vue scientifique.
Grâce à cette formation continue solide pour kiné, ces professionnels consolident et approfondissent les connaissances acquises depuis leurs études à l’IFMK. Ils apprennent de nouvelles méthodes et de nouveaux gestes, et cela leur permet d’exercer leur métier chaque jour avec des connaissances sans cesse renouvelées par la recherche scientifique.
Les kinés qui exercent en libéral ont le choix de leur organisme DPC. Ceux qui exercent en privé ou en établissement de santé doivent suivre celui qui est imposé par leur employeur.

Qui se lance dans des études de kiné, doit avoir à l’esprit qu’il étudiera toute sa vie, après l’obtention du baccalauréat. Cette formation continue est indispensable pour rester un kinésithérapeute compétent dans l’exercice de son activité.