Comment faire de la Capoeira, art martial mythique de Bahia, à la Pousada Capitù Imbassai ?

La Capoeira, née il y a plus de 400 ans sur les terres afro-brésiliennes, est un art martial qui s’organise comme un jeu, rythmé par des chants et des instruments de musique. Découvrez l’histoire fascinante de cette forme de danse, ainsi que la manière donc s’organise une « roda » de Capoeira !

Avez-vous déjà entendu parler de la « Capoeira », sport de combat légendaire de la région de Bahia au Brésil ?

COMMENT S’INITIER A L’ART DE LA CAPOEIRA À LA POUSADA CAPITÙ ?

Lors de votre séjour à la Pousada Capitù, située sur le littoral Nord de Salvador, nous vous inviterons à exercer vos capacités physiques lors d’un cours de Capoeira sur la plage paradisiaque d’Imbassai. Vous serez accompagné par maître Ji, célèbre capoeiriste ayant implanté cet art dans notre village il y a plusieurs dizaines d’années. Oubliez les cours de fitness ou de musculation, la capoeira fera l’affaire ! Il suffit de regarder maître Ji à l’action…

LES ORIGINES DE LA CAPOEIRA, À BAHIA AU BRESIL

Inspirée de plusieurs techniques martiales d’Afrique, la Capoeira est née il y a plus de 400 ans sur les terres afro-brésiliennes. À l’époque de la colonisation portugaise, les esclaves noirs venus d’Afrique et notamment du groupe ethnique Banto d’Angola, étaient soumis à des conditions de vie et de travail terribles ainsi qu’à une répression brutale de leur culture, leurs rites et de leur passé, à l’origine d’une grande frustration et d’un sentiment de révolte.

Afin de n’encourager aucune violence ou alliance contre le régime, les maîtres portugais interdisaient toutes formes de combat. Les esclaves développèrent alors, en secret, une défense qui ressemblait à une danse, rythmée par des chants africains, nommée « Capoeira Angola » du Mestre (= maître) Patinha. La Capoeira offrait donc une manière de libérer la rage des esclaves en se battant mais sans jamais se toucher, ni se blesser. Elle devint l’un des symboles de la lutte des esclaves contre la colonisation portugaise.

Considérée comme une habitude inférieure du peuple noir, la Capoeira est interdite au Brésil et victime de violentes répressions de la part de la police jusqu’au 20ème siècle.

LA CAPOEIRA AU BRÉSIL AUJOURD’HUI

En 1930, Manoel do Reis Machado, capoeiriste très célèbre communément appelé Mestre Bimba, décida de tenter sa chance et présenta une version allégée de ce combat à Getulio Vargas, président Brésilien de l’époque. Il fut conquis et décida de faire de la Capoeira un sport national. Mestre Bimba développa par la suite ce qui sera appelé la « Capoeira Régionale », capoeira au rythme bien plus rapide, aux gestes plus précis et ciblés, qui incorpore des acrobaties et instaure des règles. Ce sport est aujourd’hui une forme d’art unique à Bahia, dont la fonction principale est de faire perdurer l’héritage culturel tout en privilégiant une excellente forme physique.

COMMENT SE DÉROULE UN JEU DE CAPOEIRA ?

Les danseurs sont vêtus d’un Abada, pantalon blanc long et large associé à une ceinture de corde colorée. Les couleurs sont basées sur leur tonalité, de la plus claire à la plus sombre, représentant les différents niveaux de graduation. La corde noire, la plus élevée, est celle du “Formado” ou du “Mestre”, le maître, et rend hommage à l’esclave Zumbi Dos Palmares (représenté par une statue sur l’une des places du Pelourinho de Salvador de Bahia).

Les mouvements précis et agiles de la Capoeira sont rythmés par des chants africains, les « ladainhas » et les « chulas », et par différents instruments de musique (voir la correspondance dans la photo ci-dessous):

1)  Le Berimbau: instrument en forme d’arc en bois armé d’une corde d’acier, une calebasse sèche qui sert de caisse de résonance et une petite pierre lisse
2)  Le Pandeiro: un tambourin
3)  L’Atabaque: un sorte de tamtam ou conga
4)  Le Caxixi: un petit panier en osier, en forme de cloche fermée, avec des graines séchées a l’intérieur.
La capoeira, réel dialogue des corps, est le seul art martial à être accompagné d’instruments.

Rythmés par des sons différents, les « toque », les participants forment une ronde, une « roda » où deux joueurs, après s’être fait un signe de respect, initient une lente danse au centre et s’affrontent, sans jamais se toucher. Les danseurs enchaînent des passes, des feintes, des figures et des acrobaties avec une facilité et une coordination telles que cela laisse penser que le combat est en faite une chorégraphie dûment répétée. Les secrets de ce jeu sont la malice, la ruse, les astuces et les tromperies qui mettent en valeur l’art de l’esquive et la maitrise de soi.

Les quatre « toque » principaux sont le « Banguela » pour une capoeira lente, le « Sambento grande » pour une capoeira plus rapide, le « Hino » utilisé lors de la présentation des maîtres et des grands professeurs et le « Luna » pour rythmer le jeu à l’occasion d’une cérémonie de présentation des diplômés.

PRATIQUER LA CAPOEIRA SUR LA PLAGE D’IMBASSAI AU BRÉSIL

La Capoeira se combine à merveille avec un séjour au soleil face à l’océan Atlantique, au cœur du patrimoine culturel de Bahia. L’âge importe peu, tout le monde peut s’adonner à la capoeira. C’est une occasion unique pour maintenir son corps en forme tout en gagnant en agilité et en grâce en enchaînant les passes et feintes que vous enseignera maître Ji !

Pour réserver votre prochain séjour à la Pousada Capitù, localisée à Imbassai dans l’état de Bahia, rendez vous sur http://www.capituimbassai.com/fr/, afin de bénéficier de nos meilleurs prix.