Les risques d’une hypersomnie

Si pour une personne normale, le taux de sommeil se négocie notamment à 7 à 8 heures par jour, ce n’est pas le cas chez les hypersomniaques. Pour ces derniers, le quota de sommeil peut facilement atteindre les 20 heures. Ce qui peut impacter aussi bien sur la vie personnelle que professionnelle.

Qu’est-ce qu’un hypersomniaque ?

Dit en de termes simples, un hypersomniaque est une personne qui a tout le temps envie de dormir. C’est en fait la pathologie inverse de l’insomnie, qui rappelons-le, est le fait d’avoir du mal çà trouver le sommeil.

Il existe différents stades et gravités à l’hypersomnie. Pour certains, il s’agit d’une simple envie de micro sieste avec une somnolence. D’autres n’arrivent véritablement pas à résister à l’envie de dormir et les siestes peuvent durer des heures à chaque fois.

Chez les femmes enceintes, notamment lors du premier trimestre, l’hypersomnie est considérée comme normale. Ce sont les fonctionnalités du cerveau et la production de l’hormone du sommeil qui sont chamboulées qui en sont à l’origine. C’est aussi la même chose pour les dépressifs chroniques.

Mais certains affectés sont en bonne santé, à l’exception faite de leur quota de sommeil et de somnolence accrus.

Des risques importants

Il faut dire que l’hypersomnie n’est pas simplement très gênante au quotidien. Elle ne vous rend pas seulement difficile la recherche de travail. Elle peut causer de grave problème.

Un hypersomniaque n’a le droit par exemple pas de conduire. Il risque de s’endormir à tout moment au volant et de causer de grave accident entrainant avec plusieurs personnes.

Un hypersomniaque ne sera pas en forme physiquement. La trop forte quantité d’heures de sommeil peut impacter sur la robustesse des muscles et la performance du cerveau. En d’autres termes, la liberté et l’autonomie pour ce genre de personne sontutopiques.

Des recherches sur le sujet

Mais depuis quelques années, des scientifiques se sont justement penchés sur le cas de ce genre de malade. Le but n’étant pas uniquement d’isoler la partie du cerveau qui commande aux patients de dormir alors que ce n’est pas encore l’heure, mais de pouvoir le contrôler afin de permettre à  ceux qui en sont victimes de retrouver une vie normale.

Jusqu’ici, la seule solution proposée qui soit véritablement efficace reste la stimulation visuelle. En exposant vos yeux à des images qui bougent tout le temps, vous imposez à votre cerveau de rester éveiller et limiter ainsi le temps de sieste. Mais c’est une solution qui ne dure pas. Arrive un moment où la somnolence est telle que vous devez dormir.