Savoir prendre soin de soi et de sa famille

Avec ce qui se lit dans les journaux sur la maltraitance et la négligence des personnes âgées et/ou handicapées, l’idée du maintien à domicile le plus longtemps possible est privilégiée par les familles et les personnes concernées elles-mêmes.  La perte d’autonomie d’un membre de la famille est une épreuve difficile et stressante.  De nombreuses décisions sont à prendre et beaucoup ont l’impression de se retrouver avec un nouvel enfant à charge.  Drôle d’impression alors que l’on sait que c’est cette même personne qui a pris soin de nous enfant.  Naît alors un sentiment de culpabilité à « placer » mamie au centre de vieux.

Les tâches de l’auxiliaire familiale

L’auxiliaire familiale a comme tâches principales de prendre en charge la personne non autonome dans ses soins et activités de la vie quotidienne.  Cela peut être de l’aider à prendre son bain, de préparer ses repas ou de l’accompagner à ses rendez-vous médicaux.  Pour plusieurs familles, l’auxiliaire familiale constitue une aide considérable dans l’agenda quotidien et permet aux personnes âgées seules de pouvoir compter sur une personne de confiance pour les aider à demeurer chez elles aussi longtemps que cela sera possible, dans bien des cas jusqu’à leur fin de vie.

Depuis l’entrée en vigueur du crédit d’impôt pour aidant naturel en 2012, de plus en plus de familles ont été soulagées de leurs responsabilités professionnelles pour prendre soin de leurs proches en perte d’autonomie.  S’ajoute à cela de nombreuses subventions pour le maintien à domicile de personnes handicapées.  Le Québec semble enfin comprendre le besoin urgent et indispensable en la matière, considérant notamment le vieillissement massif de la population dû au phénomène des baby boomers.

Il n’en demeure pas moins que le maintien à domicile d’individus présentant des maladies plus délicates telles que l’Alzheimer ou de graves handicaps demande beaucoup d’énergie pour les proches.  Un suivi serré avec le médecin de famille ainsi que sur la prise des médicaments est nécessaire.  Le travail de l’auxiliaire familiale, de même que les connaissances et aptitudes de l’aidant naturel ont également des limites et l’emploi d’une infirmière en permanence à domicile n’est malheureusement pas accessible financièrement pour tous.  Il importe alors de faire un choix en respect des limitations de chacun.  Au-delà de vouloir bien faire, bien agir et de l’amour que l’on porte à nos proches, il y a notre propre bien-être mental et physique.  Certaines personnes se rendent à l’épuisement à force de vouloir aider.  La qualité des soins offerts s’en ressentent alors.  Dans certains cas, il faudra lâcher prise et s’en remettre à un placement pour le bien-être de tous.

Les organismes d’auxiliaire familiale

N’en demeure pas moins que les services sont nombreux dans ce domaine et qu’il est simple de trouver de l’aide au besoin.  Plusieurs organismes dans toutes les régions du Québec de même que certains CLSC offrent gratuitement un support et une assistance aux personnes âgées ou handicapées.  De même, plusieurs petites entreprises ont vu le jour pour offrir une alternative aux soins à domicile offrant des services personnalisés selon les besoins de sa clientèle.