Vidéo surveillance Ile-de-France, au tour des gares routières

Lors du CNSTC (Comité national de sécurité dans les transports en commun) datant de 2015 et ayant eu lieu à la place Beauvau à Paris, une mesure portant sur le dispositif de vidéo surveillance Ile-de-France a été présentée. Une réunion assisté notamment par Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France. Pour autant, cette mesure est mal vue par les militants de la Ligue des droits de l’Homme. Ils ont lancé quelques années auparavant un réseau de lutte contre l’installation et la promotion d’un tel dispositif.

 

Des gares routières vidéo surveillées

 

70 gares routières a bénéficié de ce projet de vidéosurveillance ile-de-france. Pour le gouvernement à l’époque et la Région, il s’agit là de la meilleure manière d’améliorer la sécurité dans les transports. En effet, les stations concernées sont rangées sous la bannière « sensibles », en voyant transiter environ 400 000 usagers par jour. En 2016, les signataires du plan ont proposé la mesure aux maires des communes où sont implantées les vingt principales gares.

 

Des mesures d’accompagnement

 

L’installation de ce dispositif de video surveillance Ile de France s’est accompagnée de deux mesures phares. D’une part, on a la possibilité pour les agents de sécurité des sociétés de transports de fouiller les bagages. Pour conforter ce mandat, le CNST a exhorté la publication des décrets d’application  qui prévoient aussi les palpations de sécurité. D’autre part, on a la mise en place de patrouilles en civil dans les trains. Cette mesure fait suite aux annonces de Guillaume Pepy, président de la SNCF. Il a notamment parlé de « patrouilles armées ».

 

Des voix discordantes

 

Les militants de la LDH (Ligue des droits de l’Homme) sont vent debout contre l’adoption de toutes les mesures relatives à la vidéosurveillance Ile-de-France. Ils ont mis en place un réseau de lutte regroupant diverses structures franciliennes. Sa mission principale est d’organiser des actions d’information des citoyens. Mise à part leur opposition à l’instauration d’une société de surveillance généralisée, les militants font notamment référence au coût exorbitant du projet pour susciter le dégoût des Franciliens.

 

En effet, le gouvernement a investi quelque 20 millions d’euros pour tripler le nombre des caméras dans l’espace public à travers le territoire, en l’espace de 2 ans en France. Ce nombre est donc passé de 20 000 à 60 000, grâce notamment à l’argent du contribuable. Une extension qui entre néanmoins dans la concrétisation de certaines mesures issues de la loi Loppsi 2. Notons que le gouvernement se charge (en partie seulement) du coût d’installation. Le  budget alloué au fonctionnement et à la maintenance sera quant à lui amputé de celui des communes. Pour ne rien arranger, Le premier plan d’installation mis en œuvre par le gouvernement à Paris a permis d’installer quelque 1 250 caméras dans l’espace public. Le coût de l’opération est d’environ 300 millions d’euros.

 

La division au sein des communes

 

Ce projet de vidéo surveillance Ile-de-France ne fait pas l’unanimité parmi les municipalités. En effet, si Levallois-Perret, Puteaux ou Bondy ont déjà procédé à l’installation, et Saint-Leu la Forêt, Nogent-sur-Marne et Le Plessis Robinson prêtes à leur emboîter le pas, Pontoise, Malakoff et Montreuil continuent d’afficher leur opposition à ce projet.