Tesla et sa vente de crédits carbone

tesla

Tesla, un constructeur renommé d’automobiles électriques, a pu augmenter ses chiffres grâce à la vente de ses produits, plus particulièrement le model Y et le model 3. Cependant, il dispose d’une autre source de revenu substantiel non négligeable, qui est le crédit carbone. La vente de ce dernier aux États-Unis a permis à Tesla de générer jusqu’à 1,7 milliards de dollars.

Vente des crédits carbone, une transaction légale aux États-Unis

En Californie, les constructeurs qui vendent des véhicules moins polluants sont tenus d’acheter des crédits polluants auprès de ses concurrents. Cela permet d’éviter le paiement d’une amende et de compenser la différence. Plusieurs constructeurs automobiles ont dépensé des millions dans le but d’acquérir le crédit réglementaire. Ces dernières années, ce marché devient de plus en plus populaire. Depuis sa création, Tesla n’a jamais caché sa vente de crédit carbone. Toutefois, l’identité de ses consommateurs était confidentielle.
Actuellement, certains acheteurs n’hésitent pas à officialiser leurs identités. Le groupe FCA figure parmi les acheteurs de tesla carbone. Pour cette structure, ses achats restent une grande nécessité vu qu’elle n’a pas pu suivre les exigences réglementaires en matière d’émission de CO2. L’État du Delaware a également conclu des accords avec le constructeur californien en vue d’acquérir le crédit carbone. L’achat de celui-ci demeure donc la solution permettant aux constructeurs d’obtenir légalement le droit de polluer.

Comment cette entreprise vend légalement ce crédit de « pollution » à d’autres consommateurs ?

Si les crédits réglementaires de Tesla sont actuellement limités aux ventes aux États-Unis, alors l’Union européenne met en œuvre des procédures similaires. Ainsi, la norme d’émission de dioxyde de carbone est fixée à une moyenne de 95 grammes de dioxyde de carbone par kilomètre. Aux États-Unis, certains modèles de véhicule du groupe Fiat émettent en moyenne 125,3 grammes de carbone par kilomètre. Il devrait donc dépenser des centaines de millions d’euros afin d’inclure les véhicules électriques de Tesla dans sa flotte.
Le principal objectif est de réduire artificiellement les émissions moyennes de dioxyde de carbone, et également d’éviter le paiement d’énormes amendes de la part des régulateurs européens. Ce dernier exige une amende de 95 euros pour chaque gramme supplémentaire de CO2. Selon les experts, d’ici 2021, les amendes du groupe FIAT pourraient atteindre jusqu’à environ deux milliards d’euros.

Il est à préciser que plusieurs experts ont remis en cause les normes éthiques de ces pratiques. Ils estiment que ceux-ci sont incompatibles avec le concept de marché du crédit carbone. Mais les faits ont prouvé que ces fusions sont tout à fait légales. Cependant, contrairement à la réglementation en vigueur aux États-Unis, la réglementation européenne elle-même présente de nombreuses subtilités.

La vente du crédit réglementaire, la clé de la réussite de Tesla

Pour Tesla, qui reste le seul constructeur automobile à ne produire que des voitures électriques, la vente des tesla carbone représente un revenu considérable, qui fait partie intégrante de son modèle économique. L’année dernière, la demande de véhicules électriques est beaucoup plus faible. En revanche, Tesla a pu vendre près de 400 millions de dollars de crédit carbone à d’autres constructeurs automobiles